Épidémiologie des anomalies des membres
Les anomalies des membres regroupent des situations hétérogènes pouvant concerner les membres supérieurs, les membres inférieurs, ou plusieurs segments corporels. Elles peuvent être congénitales ou acquises, isolées ou associées à d’autres anomalies dans le cadre de situations plus complexes.
Les données épidémiologiques disponibles en population générale concernent principalement les anomalies congénitales des membres, surveillées par les registres français d’anomalies congénitales. Santé publique France indique que les malformations des membres concernent environ une naissance sur 700, tous états vitaux confondus. Elles comprennent notamment les malformations réductionnelles, la polydactylie et la syndactylie.
Les réductions de membres constituent une catégorie spécifique de ces anomalies. Santé publique France estime, à partir des données de six registres français d’anomalies congénitales pour la période 2013-2015, une prévalence totale des réductions de membres de 8,1 pour 10 000 naissances, et une prévalence de 4,3 pour 10 000 naissances vivantes. Lorsque les anomalies génétiques connues sont exclues, les estimations sont de 5,9 pour 10 000 naissances en prévalence totale et de 3,7 pour 10 000 naissances vivantes.
Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence. Ils ne recouvrent pas l’ensemble du champ d’expertise du CEREFAM, qui inclut aussi certaines amputations acquises, les amputations par brides amniotiques et des formes d’arthrogrypose. Les données présentées par Santé publique France proviennent de registres, avec des définitions standardisées par le réseau EUROCAT (réseau de surveillance épidémiologique des anomalies congénitales), mais l’agence précise qu’il existe des variations entre registres et que les effectifs faibles peuvent fluctuer d’une année à l’autre.
Références :